L’allaitement maternel

en France et Pays de la Loire :

« peut mieux faire »

 

La pratique de l’allaitement maternel se développe en France : en 1972, 31 % des mères allaitaient leur enfant à la sortie de la maternité, elles étaient 60 % en 2004. Ce taux reste cependant moindre que dans les autres pays européens : 70 % au Royaume-Uni, 75 % en Italie, 85 % en Allemagne, 90 % en Suède et au Danemark et même 95 % en Norvège et Finlande.

 

Sur le long terme, la France se situe aussi en queue depeloton par rapport aux autres pays européens, où l’allaitement est une pratique courante et prolongée : seulement 5 % des françaises allaitent encore à 4 mois, contre 27 % au Royaume-Uni et 65 % en Suède.

 

Historiquement et encore aujourd’hui, la région Pays de la Loire, avec ses 24 maternités et 46 000 naissances, se distingue par un taux d’allaitement parmi les plus faibles en France : 35 à 51 % seulement. C’est le taux de quatre des cinq départements qui la constituent : seule la Loire-Atlantique s’en sort un peu mieux avec 52 à 58 %. On trouve cependant au niveau régional une progression similaire à l’évolution nationale, puisque le score affiché par les Pays de la Loire passe de 47 % en 2000 à 50 % en 2003.

 

En terme de soutien bénévole, la Loire-Atlantique est en revanche bien dotée. La Leche League y est implantée depuis plus de 20 ans, et compte 19 animatrices d’antennes locales, qui émaillent le département : Nantes, Bouguenais, Rezé, La Chevrolière, Grandchamp des Fontaines, Geneston, Châteaubriant, La Meilleraye de Bretagne… C’est le département français où l’association est le plus représentée après la région parisienne.

 

 

Quelques messages clés :

se faire aider si besoin !

 

L’allaitement maternel est un atout de départ dans et pour la vie. En raison des bienfaits innombrables de l’allaitement (pour le bébé, la maman, leur entourage et la société toute entière !), les recommandations prônées par les textes officiels de l’OMS, l’UNICEF, la WABA (World Alliance for Breastfeeding Action), l’HAS (Haute Autorité de Santé) et le PNNS (Plan National Nutrition Santé) sont unanimes : un allaitement au sein exclusif jusqu’à l’âge de six mois, suivi par l’introduction d’une alimentation complémentaire appropriée, en parallèle avec la poursuite de l’allaitement jusqu’à l’âge de deux ans ou au-delà, selon la volonté de la mère et de l’enfant.

 

Allaiter son enfant est en effet la façon naturelle de le nourrir et les bienfaits qui en découlent sont innombrables, pour lui comme pour la maman, sur leplan nutritionnel bien sûr, mais aussi par de multiples autres aspects : santé, relation affective, développement psychomoteur… sans oublier le côté pratique ! Leur entourage et la société toute entière tirent aussi bénéfice à plus ou moins long terme de cette relation saine et harmonieuse : le papa qui peut se consacrer autrement à son bébé et à sa famille, l’employeur qui déplorera moins d’absences pour cause d’enfant malade, le contribuable qui prendra en charge moins de problèmes de santé publique (obésité…)…

 

Par ignorance ou désinformation, beaucoup de messages véhiculés au sujet de l’allaitement sont des contre-vérités. De plus, toutes sortes de difficultés peuvent amener la maman qui allaite à douter : manque ou trop de lait, problème de santé, fatigue, baisse de morale, reprise du travail… Dans tous les cas, il est conseillé de prendre contact avec des personnes compétentes en allaitement (consultantes en lactation, professionnels de santé formés, associations…). Avec un bon diagnostic, le problème précis peut être identifié et dans la plupart des cas, des solutions simples peuvent être rapidement apportées tout en maintenant l’allaitement.

 

 

Quelques astuces pour réussir l’allaitement :

 

-  Installer le bébé en peau à peau immédiatement après la naissance

-  Quand il est prêt, permettre au bébé de téter au cours de sa 1ère heure de vie

Adopter une position correcte du bébé sur le sein

- Allaiter aux signes d’éveil du bébé

          

 Les astuces pour bien allaiter : 3 clefs pour réussir

    • Suivant les conseils de l’OMS et de l’Unicef, le bébé devrait, quand les conditions d’accueil du nouveau-né sont favorables, après sa naissance, avoir été installé en peau à peau avec sa mère et pouvoir téter, dès qu’il est prêt, au cours de la première heure suivant  sa naissance ;
    • Adopter une position correcte du bébé sur le sein : tout son corps tourné vers sa mère, la tête à hauteur du sein. Présenter le mamelon face à la lèvre supérieure du bébé qui ainsi prendra en bouche non seulement le mamelon mais aussi une bonne partie de l’aréole (partie brune entourant le mamelon) ;
    • Allaiter à la demande du bébé, sans attendre qu'il « réclame » en pleurant, mais en repérant ses premiers signes d’éveil ; Allaiter sans restriction quant à la durée ou la fréquence des tétées.